Halala, la liberté d'expression.

Mardi 31 mai 2016.

L "Europe" vient de signer un accord avec les monstres mondiaux des réseaux sociaux.
Facebook, Twitter, Google/Youtube, Microsoft (ben vi), avec l'aide de nos représentants quelques fois élus, vont sauver la planète de tous les gens qui disent des trucs pas bien du tout.

Bon, la planète entière, c'est pour plus tard, mais ça représente quand même 1.6 milliard de gugusses.

Encore un peu de soupe ?

Alors, le prétexte de base : c'est pour nous protéger des méchants terroristes.
Parce que, c'est bien connu, des terroristes sans internet, ben c'est plus vraiment la même chose.
Tout le monde sait bien qu'avant internet, les terroristes n'étaient que des petits truands de bacs à sable.

Par contre, ce qui est sûr, c'est que quand une personne est prête à sacrifier sa vie pour une cause, ce n'est pas la censure qui va l'arrêter.

Alors, sans rentrer dans des détails / discussions qui vont en faire chier beaucoup, je pense qu'il est raisonnable de jeter à la poubelle illico-presto cette excuse minable qui trop souvent n'est là que pour nous faire avaler des foutaises conneries.

why, WHHYYYY ????! (pourquoi)

La lecture des communiqués de presse nous en apprend un peu plus.
Ils y parlent de lutte contre l'incitation à la violence et les discours de haine...

Ouaip, encore de la soupe...

Si vous voulez parler de violences, j'en ai une bonne pour vous :
Savez vous combien il y a eu de guerres depuis la création des Nations Unies ? Beaucoup, ça se compte en centaines.
Pas mal pour une organisation mondiale qui a été créée pour mettre fin aux conflits.

En même temps, on peut se demander pourquoi le petit club fermé des membres permanents du conseil de securité comprend les plus gros pays vendeurs d'armes de la planète.

Mais bon, ça suffit, on ne va pas se mettre à philosopher non plus.

N'empêche, si je me fie à ce que me dit mon petit doigt, il est fort probable qu'on se retrouve avec moins de guerres sur terre (et donc moins de violences et de haine) si certains gros porcs ne faisaient pas la course à celui qui vend le plus d'armes.

Dichotomie par la barbichette.

Alors, le plus gros problème pour les connards de base comme moi, c'est la propagande.

Ben oui, vous avez déjà vu une guerre sans propagande vous ?

Le truc avec la propagande, c'est que des fois c'est chiant, des fois c'est bête, des fois c'est rigolo, des fois c'est con, des fois c'est vicieux, des fois c'est affligeant, des fois c'est consternant, des fois c'est du fiel, des fois c'est BHL...
Ca peut être toutes ces choses et bien d'autres encore à une condition, ou deux :
- avoir encore un peu d'esprit critique.
- pouvoir exercer cet esprit critique avec une multitude de sources différentes.

Et c'est ici que l'on retrouve nos géants des réseaux sociaux.
Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, mais ils appliquent déjà une certaine ligne concernant les informations liées à la guerre. Dans le sens où ils filtrent les contenus qui sont trop critiques vis-à-vis du discours officiel.
Ce contrôle peut être direct ou indirect. Indirect dans le sens où les plus gros annonceurs se conglomèrent en grands groupes et exercent un chantage à la publicité.
Les canaux d'information indépendants perdent ainsi leur source majeure de financement.

Et ceci, c'est encore la méthode la moins vicieuse. Il y en a d'autres qui peuvent mettre en branle d'autres pouvoirs et bloquer les comptes Paypal, ou les transactions via les cartes banquaires internationales.

Donc la censure, les réseaux sociaux, ils la connaissent et ils la pratiquent. Pas la peine de jouer la Sainte Nitouche genre c'est eux qui m'ont forcé, blablabla.

Les réseaux sociaux sont avant tout des business. Le but de leur existence est de faire du blé, un max de pognon. Mais ils aiment bien danser aussi avec les politiques. Il suffit de suivre les débats actuels concernant certains parti pris pour la Clinton et la censure autour du Trump.

Et la dichotomie bordel ?

C'est le fait que quand quelqu'un est d'un côté de l'histoire, c'est un terroriste.
Mais si il est de l'autre côté de l'histoire, c'est un résistant.

Et le bordel, c'est le fait que souvent des groupes terroristes sont instrumentalisés par nos pouvoirs pour servir leurs intérêts.

Leurs intérêts oui, pas les notres. Le peuple lui il n'en veut pas de la guerre. Elle est le jouet des politiques, des vendeurs d'armes et des grosses multinationales.

Donc, toute histoire a au moins deux versions différentes. Mais quand nos politiques s'associent aux médias dans une telle alliance, la vérité en est la première victime.

Plus plus plus ? Non, moins moins moins.

Ils entendent le peuple gronder, crier que ça ne va pas, il faut que ça change. Bien évidement ils s'en foutent. Les demandes et revendications sont triées, analysées du point de vue du marketing politique et ils nous les rebalancent à la gueule avec les mêmes slogans à la con, partout sur la planète. Le changement avec Obama, le changement c'est maintenant...

Dans la réalité on se retrouve avec encore plus de la même merde, avec quelques subtilités.

Licenciements massifs ? Délocalisation ? Plan social ? NON, plan de "sauvegarde de l'emploi".
Ce type d'exemples se multiplie de plus en plus ces derniers temps. Arrêtez avec ces inversions sémantiques, vous nous cassez les couilles à la fin. A force de prendre les gens de haut et leur balancer des conneries de ce genre... Il faut appeler un chat un chat, bordel. Si vous faites de la merde, attendez vous à ce que quelqu'un vous le rappelle. C'est déjà si problématique d'aborder des sujets majeurs tels que la corruption.

On a déjà un peuple au bord de la crise de nerfs à cause de cette foutue dissonance cognitive orchestrée par ce bal des politiques et des médias dominants. On va droit dans le mur et comme des lemmings, on appuie sur l'accélérateur.

Ma liberté
Longtemps je t'ai gardée
Comme une perle rare...
G. Moustaki

Alors, il en faut plus ou moins, et de quoi ?

Ben la liberté d'information, t'oublies, elle va mal et ça va empirer.

Et quid de la liberté d'expression ?

Franchement, la liberté d'expression, on ne devrait même pas en parler. Comme certains voudraient que le droit à l'internet soit un droit fondamental des droits de l'homme, la liberté d'expression devrait aller de soi, être une évidence comme l'air que l'on respire.

La seule chose dont on devrait parler, c'est tout ce qui va à l'encontre de la liberté d'expression, c'est à dire, la censure.

On ne doit pas désirer plus de liberté d'expression.
Ce qu'il faut c'est moins de censure. Toujours et encore moins de censure.

Cette société aseptisée, du politiquement correct, de la langue de bois, de la pensée monolithique, elle pue la merde.

Tu prends tes bisounours et tu te les fous dans le cul bien profond. Elle est ou la richesse de la langue française qui avait des dizaines de variantes pour parler de bites ou de culs.

Elle me parait bien triste cette société qu'ils sont en train de créer. Il veulent un peuple de zombies arc-en-ciel. Cette liberté qui devrait aller de soit va se transformer un jour en petits plaisirs coupables. A l'esquisse d'un sourire venant du fond de nos entrailles, quand ce duo de canailles, notre conscience et notre ego, rigoleront ensemble du fait d'avoir osé proférer un mot considéré comme impropre.

huhu

La Société Godwin+ .

Comme je viens d'inventer ce terme, il se peut que des explications s'imposent.
La loi Godwin :
Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1

Ce que cela veut dire : plus une discussion dure longtemps, plus les chances de faire une référence à Hitler ou ses dérivés se rapprochent des 100%. Quand une personne se retrouve à cours d'arguments, elle finit souvent par traiter l'autre de nazi, SS... Et la personne qui gagne le débat reçoit un point Godwin comme symbole de sa victoire.

Le signe + est plus subtil. Il fait référence à quelques mouvements récents aux USA dont les médias français parlent très peu. Il faut donc suivre en détail les actualités américaines.
Je parle ici des mouvements Atheism+ et Humanism+. Cela inclut aussi ce qu'ils appellent le féminisme de la 3ème vague et le mouvement LGBTIQ+.
Ce dernier est très difficile à définir car il est très certainement au coeur de cette entreprise de déconstruction de la société américaine de l'interieur et de part sa nature subversive, est très fluide.

Cela fera certainement l'objet d'un article futur mais sachez que ce groupe peut inclure les "asexués", les otherkins (personnes qui s'identifient à des animaux, des personnages réels ou fictifs...), il y a vraiment de tout, si vous pouvez imaginer un truc bizarre, c'est surement dedans.

On se retrouve ainsi avec une liste étendue de mots qui vont être utilisés contre vous pour prouver que vous êtes une personne horrible et que l'on doit vous interdire de vous exprimer sur internet.

Donc si vous avez tout lu, bravo, et sachez que vous faites certainement partie d'une ou plusieures des catégories suivantes :

  • mâle, vous êtes sexiste et misogyne
  • blanc, vous êtes raciste
  • mâle et blanc, vous êtes aussi un sale porc de blanc suprémaciste, suppôt du patriarcat
  • si vous êtes hétéro, cela fait de vous des cisgenre, des homophobes et des transphobes
  • si vous faites partie d'une majorité quelconque, vous opprimez une ou plusieures minorités
  • si vous ne souffrez d'aucun handicap, vous êtes un capacitiste (vous opprimez les handicapés)
  • sans oublier que vous êtes certainement un SS, pire qu'Hitler

Et cette liste n'est qu'un tout petit échantillon de ce à quoi il faut se préparer. Car le nombre de termes qu'ils ont inventé est absolument hallucinant. Ils en ont fait des tartines sur des montagnes de tartines.

Ce à quoi il faut encore rajouter le concept de micro-agression qui dit qu'un commentaire négatif sur internet est égal en gravité à une agression physique réelle ou à un viol.

Et la cerise sur cette montagne de tartines : c'est à ces gens la que l'on confie la tâche de surveiller ce qui se dit sur internet, dans les classes d'école et depuis 2013 dans les universités aux USA.

Certains appellent ça la dictature des minorités, la concurrence victimaire, la fin de la société, c'est comme vous voulez, moi je trouve Godwin+ rigolo même si c'est surtout des larmes qui me viennent.

Pour clore la boucle, je vous présente "Genderterrorist", oui c'est son nom, le terroriste du genre:

huhu

Oui, c'est bien une épingle à nourrice dans son nez, mais contrôlez vous, il est maintenant interdit de critiquer. Les transexuels comme lui, comme elle, comme peu importe, sont des êtres humains et en tant que tels, ils ont des sentiments qu'il faut respecter. It's all about the feelings.

Maintenant, respirez bien profondément deux ou trois fois. Parce que tout ce foutoir, c'est pour protéger des gens comme Genderterrorist. Si vous n'acceptez pas ça, cela fait de vous des sales porcs de cisgenre transphobiques terroristes baignant dans un océan de privilèges, et personne ne veut de ça, ok ?

Et maintenant imaginez... Oui il faut imaginer car aux USA, l'ordre éxécutif d'Obama faisant loi est tout récent. Il faudra donc encore un peu de temps avant que cela n'arrive ici.
Imaginez que le terroriste du genre ait le droit de choisir dans quelles toilettes il veut aller... et qu'il/elle se retrouve nez à nez avec votre enfant. Ben je crois que même ce genre de pensées est interdit de nos jours.

Mais bon, voila où nous en sommes aujourd'hui.

Grâce à cet accord, des gens comme le terroriste du genre ont maintenant un droit de regard sur ce qu'il se dit sur les réseaux sociaux en Europe et ont le pouvoir de censure.

En France, ils ont déjà un pied dans la porte du ministère de l'éducation.

Si vous n'entendez pas ce grondement au loin, comme un tremblement de terre, c'est le bruit de nos ancêtres qui font des triple sauts périlleux dans leurs tombes.

Liberté Egalité Fraternité